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# Posté le lundi 01 octobre 2007 12:10

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 04:05

Qu'est-ce qu'un MMORPG? Qu'est-ce que World of Warcraf?

 Qu'est-ce qu'un MMORPG? Qu'est-ce que World of Warcraf?
World of Warcraft est le premier MMORPG développé par Blizzard. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme, il s'agit d'un jeu online massivemment multijoueur. Les MMORPG se déroulent dans ce que l'on appelle des univers permanents. Dans un jeu multijoueur traditionnel, le monde dans lequel vous évoluez est limité dans le temps. En effet, il commence lorsque vous créez une partie et disparaît si tous les joueurs en sortent (comme dans DiabloII par exemple).

Dans les MMORPG, le monde continue d'évoluer même si vous n'êtes plus connecté au jeu. Il évolue tellement que vous pouvez très bien être étonné des changements apportés si vous ne participez pas au jeu pendant plusieurs mois. En effet, dans un MMORPG, une équipe de développeurs s'attelle à améliorer constamment le jeu en ajoutant des éléments (comme des monstres, des quêtes ou des nouveaux endroits à explorer) ou en corrigeant les défauts du jeu (bugs et autres).

Ce type de jeu a commencé à prendre de l'ampleur avec Ultima Online. Les plus anciens se souviendront peut-être de Meridian59, développé par 3DO, mais il est loin d'avoir eu le succès de ses glorieux successeurs. UO, même s'il a été très critiqué à ses débuts à cause de nombreux bugs, a permis à des milliers de joueurs de découvrir le monde merveilleux et passionnants des univers permanents. Dans ceux-ci, votre personnage possède une vie à part entière et vous pouvez, à tout moment du jour ou de la nuit, rencontrer des joueurs des quatre coins du monde. Et ceci à n'importe quel endroit du jeu, que ce soit dans une taverne ou un donjon infesté d'ennemis redoutables (des rats par exemple. Heu...non, pas les rats). Vous pouvez former des groupes de plusieurs joueurs (5, 10, 15, 20...voir plus de 50 dans certains jeux) pour affronter les monstres les plus puissants qui se terrent dans des zones lointaines uniquement accessibles pour les joueurs de haut niveaux. Vous êtes parfois appelé à défendre une ville sous l'emprise d'une menace maléfique ou partir à l'aventure pour tenter de récupérer un objet précieux dans une contrée hostile.

Les MMORPG vous permettent souvent de choisir un personnage parmi plusieurs classes ou races. Vous pouvez ensuite choisir différentes voies en fonction des compétences que vous désirez développer. Certains jeux vous laissent même la possibilité de choisir un métier (tailleur, forgeron, alchimiste, etc.). Celui-ci vous permet de commercer avec les autres joueurs ou encore de développer vos attributs. Une fois votre personnage créé, vous pouvez découvrir de nouvelles aventures en solo ou en partageant la vie d'une guilde. Même si je n'ai fais qu'énumérer brièvement quelques caractéristiques des jeux online, sachez qu'il y en a bien d'autres, mais ce n'est pas vraiment le but de cette page.

Je disais plus haut qu'Ultima Online a été le premier jeu online massivement multijoueur à rencontrer un succès planétaire. Plusieurs jeux lui ont succédé avec plus ou moins de réussite : Asheron's Call, Everquest, Anarchy Online, Dark Age of Camelot, etc. World of Warcraft se situe dans la même lignée que ces jeux, à l'exception près que Blizzard désire rendre son jeu bien plus aisé à manipuler.

En effet, il faut savoir que les MMORPG étaient jusque maintenant assez difficile d'accès. En dehors des questions d'argent (abonnement mensuel par carte de crédit), les MMORPG demandent un certain temps d'adaptation avant de pouvoir en profiter réellement, tant au niveau de l'interface de jeu que du monde en lui-même, souvent immense. Blizzard désire réduire celui-ci au maximum afin de ne pas rebuter les débutants, appelés newbies par les autres joueurs. A côté de cela, il faut également proposer une grande profondeur de jeu pour attirer les hardcore gamers aguerris aux jeux online.

Blizzard désire donc attirer des joueurs de tous les horizons. Pour ce faire, ils vont devoir mettre le paquet en ce qui concerne les classes disponibles, les quêtes (certaines ne prendront qu'une heure à réaliser tandis que d'autres demanderaient, parait-il, plusieurs semaines), les objets, l'évolution du monde, etc. Même si Blizzard possède une grande expérience du jeu multijoueur, ce n'est que son premier MMORPG. Et lorsque l'on a participé à l'un de ceux-ci, on se rend aisément compte que les deux genres ne sont pas vraiment comparables.




Comme son nom l'indique, World of Warcraft reprend comme trame scénaristique le monde fabuleux de Warcraft. Fort d'une audience de plusieurs millions de joueurs, Blizzard a décidé de jouer la carte de la continuité afin de ne pas rebuter les fans de la série. Pourtant, le jeu n'aura absolument rien à voir avec les autres Warcraft. Warcraft 1 et 2 étaient des jeux de stratégie en temps réel et Warcraft 3, même s'il proposera des éléments de jeu de rôle, sera quand même très loin de World of Warcraft en terme de jouabilité. Je vous rassure tout de suite, il ne sera absolument pas nécessaire de connaître les précédents Warcraft pour profiter de WoW. Ceux qui auront joué à War 1, 2 ou 3 pourront seulement se targuer de connaître l'histoire du jeu et les bases de certaines races. Cela ne vous empêchera cependant pas de profiter à 100% du jeu.

Toujours dans le but de "faire différent mais pas trop", Blizzard a gardé un look assez cartoon pour les graphismes, comme c'est le cas pour les autres Warcraft. Ceci donne un ton très particulier au jeu, et il faut bien dire que les screenshots sont absolument superbes et que l'on a déjà envie d'y être. A côté de cela, le système de combat et de compétences se rapprochera un peu de celui de DiabloII. World of Warcraft sera donc assez fortement basé sur l'action, même si l'aspect jeu de rôle sera plus prononcé que pour DII.

Je n'ai fait ici qu'entrevoir les grandes lignes de WoW. Je vous conseille, si vous désirez en savoir plus, de visiter les différentes section du site qui possèdent des infos plus précises sur le jeu en lui-même. Soyez quand même méfiant, de nombreuses caractéristiques peuvent encore être modifiées d'ici la sortie du jeu. Je peux même vous assurer que d'autres le seront après la sortie. Ce site vous permettra de suivre l'évolution de World of Warcraft jour après jour et vous permettra, je l'espère, d'entrer rapidement dans cet univers de jeu et de participer à son évolution.

# Posté le lundi 01 octobre 2007 12:21

Modifié le lundi 01 octobre 2007 13:29

L'ascencion des Orcs

 L'ascencion des Orcs
L'ascension des orcs
(relatée par Gul'dan, chef du clan de Stormreaver)



La montée du conseil des Ombres


C'est avec la fureur d'un ouragan, que nous nous abattîmes sur les terres de Dranei, dévastant et détruisant tout sur notre passage. Aucune vie ne fut épargnée. Aucune bâtisse ne fut laissée debout. Rouges du sang des Dranei étaient les champs qu'ils avaient cultivés depuis cinq mille ans. Apre était l'odeur dégagée par les corps de leurs jeunes guerriers brûlés vifs sur les feux de joie célébrant notre victoire. Ainsi mourut le peuple Dranei, qui finalement avait toujours fait preuve de faiblesse. Il ne méritait guère l'application que nous avions mise à l'exterminer. L'aisance avec laquelle nous avions remporté cette victoire éclatante ne faisait qu'accentuer leur infériorité...
Ainsi en fut-il toujours pour mes semblables. Le penchant des masses pour la brutalité et la barbarie est aisément manipulé par ceux qui détiennent le vrai pouvoir. C'est bien le pouvoir qui fait avancer la Horde, cette formidable machine de destruction. Certains pensent être les détenteurs de ce pouvoir et rallient d'autres clans sous la bannière de la violence. Pourtant, en l'absence d'un adversaire commun, il ne reste aux chefs des orcs qu'à se battre entre eux. C'est la soif de destruction qui anime ces barbares. Il n'est pourtant qu'une et une seule motivation honorable: le pouvoir.
Moi, Gul'dan, maître de tous les Sorciers et Initiateur de septième cercle du Conseil des ombres, connais mieux que quiconque le sombre et ardent désir que peut inspirer le pouvoir, le pouvoir absolu.

Les Shamans de mon clan m'enseignèrent dès le plus jeune âge les arcanes de la magie des orcs. Je canalisai les froides et maléfiques énergies de l'Enfer sinueux avec aisance et natu;el. Mes dons me valurent rapidement d'être remarqué par les autres Shamans. Très vite je compris que Ner'zhul lui-même, le plus puissant de mes maîtres enviait mes pouvoirs qui ne essaient de s'affirmer.

Mes ambitions surpassaient celles de mes pairs aussi bien que celles de mes maîtres, car je n'ignorais pas que leur champ de vision était limité par le dévouement qu'ils portaient à la Horde et à son avenir. Je n'avais que faire pour ma part des mesquines querelles des orcs. Je n'avais que faire de ce monde que nous dominions entièrement. La seule chose qui m'importât était d'appréhender les mystères insondables des Ténèbres de l'au-delà. J'avais déjà en secret entrepris d'explorer des énergies dont mes précepteurs ne" soupçonnaient pas même l'existence. C'est alors que je découvris le Démon Kil'jaeden. J'avais pour son insensible et glaciale fureur une admiration sans limite. Assister à la démonstration de ses pouvoirs suffisait presque à me consumer. Furtivement, lors d'un cauchemar fébrile qu'il m'avait envoyé, je touchai du doigt l'essence de l'au-delà. Je fus alors littéralement envahi par un désir inassouvi, la volonté de dompter la force des ouragans spirituels, l'envie de piétiner le coeur mourant des astres en fusion.

Sous la tutelle de Kil'jaeden je pris conscience de l'insignifiance de mon propre savoir. Je pris connaissance de l'histoire insoupçonnée des Démons antiques, des dimensions magiques primitives. J'appris l'existence de mondes inconnus, innombrables poussières dispersées dans les ténèbres par delà nos horizons. Seul un être de mon envergure pouvait envisager de mener la Horde vers la conquête de ces mondes nouveaux. Cependant que mon corps restait aux côtés de mon peuple sur les terres écarlates et noires des Dranei, j'apprenais à projeter mon esprit dans les abysses de l'Enfer sinueux, poussé jusqu'aux limites de la démence par les murmures confus que je percevais. Il me semblait que je courais vers une mort certaine, je répétais pourtant inlassablement ces voyages jusqu'au jour où, libéré totalement de ma substance corporelle, je compris le sens des paroles chuchotées...Je pus enfin parler à la mort.

La religion des orcs est depuis toujours fondée sur le culte des ancêtres. Alors que tous les orcs de la Horde étaient persuadés que leurs aînés veillaient sur eux et les guidaient depuis les profondeurs d'un royaume de l'au-delà, je tenais pour ma part ces croyances pour des légendes sans fondement réel. je découvris en pénétrant l'Enfer sinueux que l'esprit des morts continue en effet son voyage, et vagabonde, flottant aux vents des astres de l'entre-deux mondes. Je constatai que les esprits continuaient après leur mort d'observer leur clan en silence, dans l'espoir de trouver un jour une échappatoire à leurs tourments éternels. Je compris alors que ces esprits pourraient être utiles à celui qui saurait leur imposer sa volonté.

Les années passèrent. Kil'jaeden avait fait de moi le plus puissant des Sorciers que les clans aient vu depuis des générations. j'étais un chef très respecté au sein de la Horde, mais comme toujours, de fortes tensions opposaient les clans. Les Dranei anéantis, les fous de guerre n'avaient plus rien à se mettre sous la dent. Après des siècles de guerres et de violence, nous avions fini par conquérir la totalité de notre monde. L'anarchie régnait désormais sur les clans qui n'avaient plus ni ennemis à combattre ni territoires à conquérir. Le moindre désaccord entre deux clans se réglait par de violentes batailles pour se terminer dans un bain de sang. Les chefs qui se risquaient à prendre les choses en main ne tardaient guère à se faire occire par une escouade d'orcs. je sus que le moment était venu pour moi de revendiquer le pouvoir que j'avais si longtemps négligé.
je m'empressai de rassembler les rares Sorciers qui avaient fait preuve d'une once de passion et montré qu'ils possédaient l'ambition de s'élever au-dessus des querelles mesquines des clans déchirés. je transmis à ces seuls Sorciers la connaissance des morts et leur inculquai les secrets rituels de communion avec les esprits de l'Enfer sinueux. Certains d'entre eux, incapables de maîtriser pareils pouvoirs, ne purent y survivre. Ensuite un pacte fut conclu entre les membres de notre cercle et les esprits des ténèbres que nous avions appris à invoquer. Il fut décidé que mon rôle consisterait à manipuler les volontés, alors que les autres Sorciers seraient protégés contre les caprices des masses assoiffées de sang. Ainsi naquit le Çonseil des ombres.

Il suffit de quelques mois pour que le Conseil des ombres infiltre les institutions politiques des orcs. Rien de ce qui survenait au sein de la Horde ne nous était inconnu, et de
nombreux événements étaient de notre fait - si intelligemment planifiés
que les chefs des clans eux-mêmes ignoraient tout de nos
manipulations. En six mois nous avions atteint le contrôle total
de tous les rouages internes de la Horde. Pourtant, derrière nos
machinations secrètes se profilait l'ombre du silencieux et
odieux Démon Kil'jaeden.

Dans le dessein d'élargir nos pouvoirs surnaturels, je créai une
nouvelle école de magie, la nécromancie, et commençai à
former de jeunes Sorciers aux arcanes de la vie et de la mort.
Une nouvelle fois sous la tutelle du Démon Kil'jaeden, ces
Nécrolytes se plongèrent dans les abîmes de la magie noire jusqu'à ce qu'ils aient acquis assez de pouvoir pour animer et contrôler les cadavres. Chaque victoire, chaque succès pourtant, laissait en moi un vide que je ne pouvais combler. je réalisai alors que le Conseil des ombres ne pourrait servir mon dessein que dans une certaine mesure et qu'il me faudrait bientôt conquérir force plus puissante encore pour réaliser notre destinée.


La maîtrise des forces - Medivh et Blackhand


Tout se déroulait pour le mieux au sein de la Horde. Le Conseil des ombres était parvenu à pacifier les clans belliqueux en leur faisant miroiter la promesse d'une vie éternelle. Pourtant je savais que le répit ne serait que de courte durée, comme le fut celui que nous avait apporté la guerre contre les Dranei. Il me fallait trouver de nouvelles terres de conquête pour les orcs. Une nuit alors que je consacrais mes méditations à cette question, je fus brusquement tiré de ma contemplation par des cris qui venaient de la tour des Sorciers. je m'empressai de les rejoindre, et trouvai mes apprentis prostrés, enfermés dans de profondes transes, le visage déformé par la douleur. Les Sorciers que je questionnai fébrilement me contèrent qu'une inexplicable présence avait troublé leurs rêves. je repris le chemin de mon antre, très intrigué: pourquoi donc cette étrange créature qui avait communiqué avec les autres Sorciers n'avait-elle pas tenté d'entrer en contact avec moi?

je me tournai vers Kil'jaeden pour me renseigner sur cette présence. Il avait lui aussi ressenti son pouvoir - un pouvoir qui surpassait de loin tout ce qu'il avait connu jusque là. j'ignore si c'était la peur que cette force inspirait à ce Démon funeste ou ma propre excitation qui me poussa à explorer sans but les méandres de l'Enfer sinueux pendant ce qui me sembla être une éternité.

C'est dans la fièvre de mon voyage que la Présence finit par entrer en contact avec moi. La force qu'elle irradiait était inouïe, mais il lui manquait le contrôle inflexible dont KiI'jaeden faisait montre. A mesure que je retrouvais mes sens, ma peur s'évanouissait, et mon esprit retournait à la raison et aux calculs. je savais que malgré son pouvoir inimaginable, il
me suffirait de deviner les désirs de cette force pour l'asservir à mon propre projet. La Présence déclara être un Sorcier nommé Medivh et venant d'un monde lointain. Nous communiquions sans mots,
mais par une réunion vigilante de nos deux esprits. Son savoir me parut infini, mais la diligence de ses pensées m'empêchait de l'explorer. Dès le début je compris qu'il me mettait à l'épreuve, tout en cherchant à en savoir plus sur les orcs et leur magie. Il tirait de moi plus de renseignements que je ne pourrais jamais en obtenir de lui, c'est pourquoi très vite, je rompis le contact.

J'implorai une fois de plus Kil'jaeden pour lui demander conseil, mais il refusa de répondre à mes incantations. je compris qu'il craignait Medivh, et que cette peur l'avait poussé à abandonner son enseignement. je fus à nouveau plongé dans le doute à propos de mes compétences. Comment pourrais-je lutter contre un être qui avait intimidé mon maître lui-même? Pendant plusieurs semaines je continuai de me perdre dans l'Enfer sinueux, incapable d'oublier les raisons de mon trouble et de mon questionnement. Puis soudain, une nuit, Medivh m'apparut en rêve...
"je t'effraie car je dépasse ton entendement. Contemple mon univers. Tu comprendras alors ta peur. Et elle s'évanouira."
je ne pus résister à ce qui s'ensuivit


...terres arides...
...sombres marécages, fourmillant de vie...
...prairies verdoyantes à perte de vue...
...forêts d'arbres majestueux...
...cultures et récoltes en abondance...
...villages peuplés d'individus vaillants et fiers...
Les images affluaient, se succédant à un rythme effréné, trop rapide pour les discerner. Et puis,..cette chose. Une vision fugace, qui allait dans mon âme engendrer un trouble durable...
...enfoui au plus' profond de l'océan; ruines sombres - un souffle de vie persiste...
...nourri par le sang de la terre...
...un pouvoir antique...
...ancien et terrible...


Je m'éveillai. Je repris conscience, sachant que mon songe était bien réel. Medivh m'avait montré les merveilles de son pays, sachant que la Horde n'aurait de cesse de faire sien ce nouveau monde...

Je convoquai une réunion avec les membres du Conseil des ombres pour évoquer mes visions. Certains mirent en doute les bonnes intentions de Medivh, mais je rétorquai que nous tenions là une chance inespérée d'échapper au confinement de notre monde. Nous allions demander l'aide de Medivh pour parvenir jusqu'à son monde. Nous soumettrions ensuite les siens de la même manière que nous avions jusqu'ici vaincu tous ceux qui s'étaient trouvé sur notre chemin. Medivh était apparu à de nombreux Sorciers qui avaient eu les mêmes visions d'un pays neuf et fertile. Nous convîmes pourtant de ne pas ébruiter l'énigmatique message. Tous les Sorciers qui firent ce rêve furent occis; il importait de ne pas révéler le secret avant que tout ne soit prêt pour éviter que la Horde ne se divise. Les semaines passèrent et Medivh ne se manifesta point. Vaines furent mes tentatives pour entrer en contact avec lui. Il semblait s'être volatilisé de l'Enfer sinueux. Certains des membres du Conseil avait abandonné tout espoir de revoir un jour l'enchanteur.


...Puis la faille apparut...


Il fallut attendre un temps considérable pour que la faille soit assez large pour autoriser le passage des orcs en masse. Les premiers éclaireurs envoyés de l'Autre côté revinrent rendus presque déments par tout ce qu'ils avaient vu. Notre détermination restait entière malgré ces premiers échecs. Les envoyés qui suivirent nous confirmèrent que le monde de l'Autre côté paraissait correspondre à celui qui nous était apparu dans nos visions. En ajoutant aux

pouvoirs des membres du Conseil des ombres ceux des clans de Sorciers de la Horde, nous pûmes aisément élargir la faille jusqu'à en faire une Porte. Grâce à cette porte, de très nombreux orcs purent être dépêchés vers le pays inconnu. Rapidement un avant-poste fut construit de l'autre côté de la faille, et des soldats partir reconnaître et explorer les alentours.
Les agents du Conseil des ombres nous rapportèrent bien vite que les habitants de cette contrée que l'on nommait Azeroth étaient des Humains. Ils avaient découvert que la race des Humains était faible, qu'il s'agissait d'un peuple pacifiste et rural vivant de ses cultures. J'en conclus d'abord qu'ils n'opposeraient pas plus de résistance que ces pitoyables Dranei, et que les combats n'occuperaient guère les orcs de la Horde. Mais déjà, les chefs des clans étourdis par leurs pulsions sanguinaires et belliqueuses avaient pris la décision de quitter notre vieux monde et de réclamer le domaine d'Azeroth.

Alors que le Conseil des ombres continuait de contrôler les luttes intestines de la Horde, les masses continuaient de voir en leurs chefs de véritables meneurs. Deux des chefs de clans se distinguaient par le respect et la terreur qu'ils inspiraient aux autres clans. Il s'agissait de Cho'gall, Ogremagie du clan de Twilight's Hammer et de Kilrogg Deadeye du clan de Bleeding Hollow. On attendait de ces grands chefs qu'ils prennent le commandement de la Horde et la mène vers une victoire rapide et radicale sur les Humains. Ainsi, alors que les troupes de la Horde avançaient en direction de la faille d'Azeroth, Cho'gall et Kilrogg tiraient les plans de leur incursion contre la forteresse de Stormwind.

Cet assaut fut une véritable catastrophe. Nos armées, prévoyant de ne se heurter qu'à une très faible résistance, avait chargé la forteresse ennemie de front. Les soldats Humains nous étonnèrent en tenant nos armées en échec. Puis ils lancèrent sur nos troupes des guerriers montant des bêtes nerveuses et musclées. Nous fûmes forcés de nous replier vers les marécages entourant notre avant-poste et la Porte. Il fallut pour nous sauver invoquer les aveuglantes brumes de l'ombre. Cette défaite totale et humiliante sema le plus grand trouble au sein de la Horde. Cho'gall et Kilrogg invoquaient chacun l'incompétence de l'autre pour justifier leur déroute. La troupe des orcs fut rapidement divisée en deux groupes soutenant chacun un des deux chefs. Le Conseil des ombres cherchait désespérément à remédier à cette situation qui inévitablement se terminerait dans un bain de sang. Mais les orcs sont des créatures instables qu'il est extrêmement difficile de raisonner. je compris alors combien il était nécessaire qu'un homme fort prenne la tête de la Horde, et y reste, pour rassembler les divers clans autour de lui. C'est ainsi que pour la première fois j'entendis parler de Blackhand le destructeur...
Blackhand, chef du jeune clan Blackrock et assaillant de l'armée de Sythegore, inspirait le respect de la plupart des orcs de la Horde. Plus important encore, il était fort avide, ce qui le rendait très corruptible. Soutenu par le Conseil des ombres, je fis de l'ambitieux Blackhand le Seigneur de la guerre. Il faut dire à sa décharge qu'il devint un chef tyrannique et terrible que pourtant ses guerriers admiraient. La Horde toute entière et tous les chefs de clan rallièrent Blackhand et acceptèrent son commandement. Cependant, moi, tapi dans l'ombre, je dictais politiques et agissements à Blackhand en employant invariablement chantage et corruption.

Depuis la nomination de Blackhand à la tête de la Horde, l'ordre était revenu parmi les troupes des orcs. Le visage de Medivh m'apparut à nouveau, il me sembla contrôler moins bien son esprit, mais beaucoup mieux ses pouvoirs cette fois. Il mandait que la Horde détruise le royaume d'Azeroth, mais fasse de lui le souverain de son peuple. Medivh tenta, en m'offrant maints trésors et babioles, de me convaincre. je lui rétorquai que la Horde était maintenant dans la place, que rien ne pourrait la persuader de faire selon le désir de Medivh. Son visage alors esquissa un sourire railleur avant de faire apparaître l'image d'un tombeau antique sur lequel était gravé le nom du Seigneur des démons, Sargeras. Le Tombeau de Sargeras ! Le Seigneur des démons lui­même, le maître de mon propre maître enseveli en ce monde grotesque et pathétique! La destinée m'avait donc élu moi et nul autre...En effet, KiI'jaeden m'avait appris que ce Tombeau perdu renfermait le pouvoir absolu - un pouvoir qui ferait de celui qui le contrôlerait un dieu vivant. Medivh. jura alors de révéler la position du Tombeau si j'acceptais d'utiliser les troupes de la Horde pour anéantir ses ennemis...

C'est ainsi que la Horde des orcs partit en guerre contre le royaume d'Azeroth.


La Première Guerre de l'ascension des orcs


Nous prîmes aux Humains les terres d'Azeroth, réduisant à néant tout ce que nous voyions. Garona, ma tueuse dévouée, moitié orc, exécuta pour moi le souverain d'Azeroth, le roi LIane, avant de m'apporter son coeur encore chaud et palpitant. La Horde avait maintenant conquis la domination d'Azeroth et vaincu les pitoyables vermisseaux qui défendaient ce royaume, pourtant, mes propres projets étaient bien menacés.
En effet, un petit groupe de guerriers Humains s'était introduit dans la tour de Medivh pour provoquer le Sorcier dément en combat direct. Frappé, déchiré en son corps par les coups des glaives d'Azeroth, Medivh me fit parvenir à travers les sphères astrales des ondes télépathiques criant sa douleur. Malgré ma force et mes défenses, je fus moi-même atteint. Je tentai d'atteindre l'esprit du Sorcier pour lui extirper la position du Tombeau de Sargeras, malheureusement le Sorcier périt sous les coups des Azerothiens avant que je ne pus dérober le précieux secret. Comme je visitais encore son esprit à l'instant de sa mort temporelle, je subis moi aussi un violent contrecoup psychique qui me plongea dans un état de catatonie profonde. Pendant des semaines je restai étendu, inerte, dans un état proche de la mort. Mes fidèles Sorciers veillaient sur moi. Je finis par m'éveiller pour apprendre que le pouvoir avait changé de mains au sein de la Horde. Blackhand avait été assassiné. Privé de mes pouvoirs magiques et de mes conseils, Blackhand s'était laissé surprendre, il était tombé dans le piège que lui avait tendu le plus fort et le plus respecté de ses généraux: Orgrim Doomhammer. Orgrim ne tarda pas à asseoir son pouvoir. Il justifia son acte en accusant le Destructeur de n'avoir pas été à la hauteur de sa tâche, et appuya ses affirmations sur de faux témoignages qu'il avait orchestrés. La main du destin venait de me porter un coup terrible. Orgrim se mit en tête d'explorer les moindres rouages internes de la Horde, ne tolérant aucun point sombre. Ses espions réussirent à prendre en capture Garona, ma fidèle servante. Ils lui firent subir les pires tortures, la forçant à leur révéler l'existence et le lieu du repaire du Conseil des ombres. j'ignorais qu'elle fût si faible.

Sentant que le Conseil des ombres pourrait l'empêcher de prendre le contrôle de la Horde, Doomhammer mena ses guerriers vers ma Citadelle située non loin du Fort de Stormwind. Les Sorciers que cette offensive prit par surprise tentèrent de repousser la Horde aussi longtemps que leurs sorts le leur permirent. Les assaillants ne leur laissant aucun répit, ils ne purent renouveler leur énergie et durent céder à la rage d'Orgrim. Doomhammer sortait victorieux de cette bataille. Les Sorciers qui avaient survécus furent convaincus de traîtrise, et exécutés sur la place publique, ce qui affaiblit ma position autant qu'elle renforça la sienne...

On me mena jusqu'à Orgrim, et je fus soumis à maintes questions concernant mon implication dans le Conseil des ombres. Affaibli par le contrecoup que m'avait fait subir la mort de Medivh et par le combat que j'avais mené au côté de mes compagnons, je n'étais pas en position forte, je ne pouvais en aucun cas prétendre représenter un danger, ou même une menace pour Orgrim. Il me fit clairement comprendre qu'il contrôlait entièrement la Horde, et qu'il ne se laisserait pas manipuler aussi aisément que son prédécesseur. L'éclat de son regard et le bronze de sa musculature confirmaient ses dires, mais je refusais de m'avouer vaincu. Alors qu'il semblait prendre le dessus dans notre entrevue, je lui rappelai que tous mes semblables avaient péris, et que j'étais par conséquent le dernier Sorcier de la Horde. Orgrim, que sa victoire rendait impudent admit que je pourrais lui être utile, et m'accorda sa "grâce". En mon for intérieur, je fis serment de lui faire ravaler un jour ces paroles condescendantes.

Le Seigneur de la Guerre ne pouvait oublier sa méfiance à mon égard, je réussis pourtant à le convaincre que certains de ses guerriers prévoyaient de rejoindre les fils de Blackhand et de se révolter. Ces accusations étaient fausses, mais Orgrim soupçonnait déjà Rend et Maim, il s'empressa donc de disperser l'escouade des prétendus traîtres dans les différentes troupes Grunt. Jle fis la promesse d'offrir à Orgrim, en gage de ma "loyauté" envers lui et la Horde toute entière, une unité de chevaliers morts-vivants qui lui seraient entièrement dévoués. Doomhammer ne me faisait guère confiance, mais l'idée le séduisait tant qu'il m'autorisa à me retirer pour créer cette terrible armée. Mes pouvoirs et l'assistance de mes Nécrolytes ne suffisaient pas à ressusciter ces masses sans vie. Ces serviteurs ne m'apportaient ni force, ni réussite. Je compris alors que leur esprit était consentant mais que leur corps était faible. Je décidai de les mener vers un autel grandiose fait de bois d'arbre de
fer et de racines maléfiques. Je me livrai au pied de cet autel à des incantations de magie noire, et pris la vie de chacun d'entre eux. Le
sacrifice des Nécrolytes allait nourrir la création du parfait serviteur mort­vivant.

Faisant appel aux rares contacts utiles que j'avais gardés au sein de la Horde, je fis l'acquisition de cadavres des Chevaliers d'Azeroth occis depuis longtemps. J'instillai dans ces corps décatis et décomposés l'essence spirituelle des membres les plus illustres du Conseil des ombres, ravis de revenir dans les sphères mortelles pour semer une fois encore malheur et dévastation. J'équipai chacun de ces sombres chevaliers d'un bâton orné de gemmes qui les aiderait à diriger les pouvoirs surnaturels sur leurs cibles. Ces pierres renfermaient la magie brute et nécromantique des Nécrolytes que je venais d'occire. Ainsi naquirent les Chevaliers morts­vivants.

Ces Chevaliers remplissaient de joie le coeur d'Orgrim Doomhammer. Les esprits des membres du Conseil des ombres, tout en restant entièrement dévoués à ma cause feignaient d'être soumis au Seigneur de la guerre. Satisfait de mon oeuvre, Orgrim me laissa vaquer en paix à mes occupations.

Je saurai être patient, j'attendrai mon heure, feignant servitude et loyauté envers ce présomptueux parvenu. Le moment venu il saura qui de nous deux était le plus fort. La volonté de découvrir le Tombeau de Sargeras ne m'a point abandonné. J'ai rassemblé sous ma bannière le clan de Stormreaver qui me soutiendra quand il sera temps de faire payer Orgrim pour les forfaits qu'il me fit subir...
Ce jour approche - mais Orgrim Doomhammer n'a nulle idée du destin qui l'attend,

car moi, Gul'dan...

incarnation des forces des Ténèbres.
saurai assouvir ma vengeance.

# Posté le lundi 01 octobre 2007 12:25

Modifié le mardi 02 octobre 2007 01:57

La chute d'Azeroth

 La chute d'Azeroth
a chute du Royaume d'Azeroth
(contée par la gardienne de Tirisfal)



Je me nomme Aegwyn, et voici mille ans que j'écume toutes les contrées de ce monde, me consacrant entièrement à la sauvegarde de ces peuples et de leurs terres, tentant de les protéger des puissantes tentacules des Ténèbres de l'au-delà. j'ai regardé vaincre les plus puissants des souverains, puis j'ai assisté à leur perte. j'ai vu les esprits les plus nobles accomplir les plus louables actions, comme j'ai vu les plus fourbes fomenter en secret et conspirer contre l'humanité.

Mais je n'ai que récemment été impliquée directement dans les affaires Humaines. Depuis la nuit des temps, mon ordre est chargé de protéger les mortels Humains des mystères des Ténèbres de l'au-delà, de les épargner des atroces maléfices de ces mondes d'ailleurs. Les pouvoirs qui nous furent conférés pour combattre les forces noires de l'Enfer sinueux sont immenses, et notre longévité excède même celle des Elfes. Une lourde contrepartie fut exigée pour l'obtention de ces considérables pouvoirs: le gardien n'a pas le droit d'intervenir dans le monde des Humains avant que ne soit venu le moment de trouver un successeur digne d'assurer la charge de Gardien.

Ainsi ai-je procédé. Moi - Aegwyn, ultime Gardienne de l'Ordre de Tirisfal - ai jugé que mon heure était arrivée. Le Royaume d'Azeroth avait vu par quarante-deux fois les arbres perdre leur manteau de verdure depuis que pour la première fois je pénétrai en ses terres pour quérir l'illusionniste Nielas Aran. C'est lui que j'avais choisi pour engendrer l'héritier de mes pouvoirs. Ce mortel n'était pas dénué de talent pour la magie, et je pensais qu'il serait le père idéal pour mon enfant. Je ne me trompais point.
Il me donna un fils, qui naquit en automne de l'an de grâce 559. je lui donnai le nom de Medvih - le gardien des secrets dans la langue antique des Elfes. Je lui transmis tout mon savoir, tous mes pouvoirs pendant la première année de sa vie. Mais j'avais au plus profond de son âme enfoui ces secrets qui ne se révéleraient à lui qu'au jour où il atteindrait la maturité nécessaire. Je pensais alors avoir accompli mon devoir en ce monde, je confiai mon fils aux bons soins de la famille de son père et m'apprêtai à passer sur l'autre rive...
De loin pourtant, je veillais sur lui, je le regardais grandir. Je pensais que l'altruisme généreux de Tirisfal le guiderait dans ses choix, l'aiderait à tempérer son coeur et à élever son esprit jusqu'à le rendre digne de réaliser ce que je pensais être son destin: prendre ma succession et devenir à son tour Gardien.
La veille du jour de ses treize ans, les pouvoirs enfouis au plus profond de son âme s'éveillèrent.
Incapable de faire face à la violence des énergies cosmiques qui déferlèrent en lui, Medvih fut victime d'un choc psychique très traumatisant. La bonté des pères du clergé de Northshire lui rendit la paix. Ils prirent en effet mon enfant sous leur protection pendant six longues années, et apportèrent soins et réconfort à son corps meurtri.
Medvih finit par revenir à la vie, en pleine possession semblait-il de ses pouvoirs et de ses facultés. Pourtant, malgré la façade confiante, presque arrogante qu'il offrait au regard des autres, je sentais bien, moi, que mon fils portait en lui une chose maléfique et corrompue. Les forces de l'Enfer sinueux avaient perverti la sagesse et les pouvoirs qu'il avait reçus à la naissance en atteignant la partie Humaine en lui. Son âme était devenue mauvaise, et le resterait à jamais.
Il fallut attendre la première vague d'assaut des affreuses créatures que sont les orcs pour que je prenne réellement la mesure du danger que représentait mon fils...


Medvih décida d'explorer les limites du pouvoir de manipulation que lui conféraient les énergies magiques qu'il s'était vu confiées si brutalement. Bravant les interdits, il se plongea dans la science nécromantique, se mit en tête de comprendre les mystères de la vie et de la mort. Il pactisa avec les Démons des sphères inférieures, utilisant leurs facultés pour renforcer les siennes. Il devenait chaque jour plus avide de pouvoir, chacun de ses succès l'entraînant un peu plus bas dans les abysses de la folie. Il explora les lointaines sphères astrales, sonda les mystères des Ténèbres de l'au-delà. C'est alors qu'il errait dans le tourbillon sans fin de ces hallucinations cosmiques que Medvih traversa pour la première fois l'infranchissable frontière du monde de l'au-delà pour apercevoir l'espace d'un très court instant les effroyables, les monstrueuses créatures de ces lieux.
Medvih avait enfin trouvé l'arme absolue qu'il avait tant cherchée...
Fermement décidé à se rendre maître d'Azeroth, Medvih se servit des connaissances que Tirisfal lui avaient transmises pour conclure un arrangement avec le Sorcier Gul'dan - le plus puissant des seigneurs régnant sur le monde sombre et sanguinaire qui hantait ses visions. Communiquant avec Gul'dan grâce à des transes profondes et des projections astrales, Medvih prétendit qu'un tombeau antique enfoui sous les flots renfermait un pouvoir défiant l'imagination. Sargeras, le Seigneur des Démons que j'avais vaincu à l'issu d'un terrible duel huit cents ans plus tôt était bien dans ce tombeau. Il me paraissait toutefois impossible de savoir si ce sépulcre renfermait les pouvoirs de Sargeras ou seulement sa dépouille. je l'ignorais moi­même. Pourtant la seule idée de pouvoir posséder les pouvoirs d'un Seigneur des Ténèbres suffisait à l'insatiable Gul'dan pour accepter le marché de Medvih.
Medvih proposait de révéler à Gul'dan la position du Tombeau qui mettrait le monde à ses pieds. Medvih réclamait en échange l'anéantissement total de ceux qu'il estimait être les seuls susceptibles de s'opposer à son irrésistible ascension: les habitants du grandissime Royaume d'Azeroth.
Ainsi, en l'an de grâce 583, Medvih ouvrit la première de ses portes artificielles entre le royaume lumineux d'Azeroth et le monde sanglant des orcs. L'heure du trépas approchait pour moi. Je décidai pourtant de rendre visite à Medvih en sa tour mystique, dans l'espoir de le dissuader d'emprunter un chemin qui à coup sûr mènerait à sa perte. Mais les pouvoirs qui autrefois furent ceux du bon Tirisfal étaient pervertis en lui, et mes prières furent impuissantes. J'eus beau employer toute l'énergie qui restait à mon corps vieilli, je lui avais cédé tous mes pouvoirs depuis si longtemps qu'il me domina facilement avant de me chasser hors de sa vue.
L'arrivée de Gul'dan et de Blackhand, Seigneur de la guerre de la Horde marqua le début d'un conflit qui allait déchirer le Royaume d'Azeroth pendant près de cinq années. Les champs auparavant si fertiles du Royaume furent saccagés par les sauvages armées des orcs. A leur départ Azeroth n'était plus qu'une immense friche. Mais Medvih, aussi habile et rusé qu'il fut, ne vécut pas assez longtemps pour voir son projet se réaliser. De vaillants soldats azerothiens avaient pris d'assaut sa tour secrète et occis mon fils dans la salle même où il avait conclu avec la Horde le pacte qui scellait la chute d'Azeroth. Le grand Seigneur de la guerre Blackhand périt lui aussi peu avant de triompher, trahi par son vassal, Orgrim Doomhammer.
Le peuple d'Azeroth subit lui aussi une très lourde perte lorsque son souverain, le juste et bon Roi LIane, périt lors du siège du Fort de Stormwind qui tomba par la suite aux mains de la Horde des orcs. Jamais les survivants du désastre n'auraient gardé la vie sauve et fuit leur patrie si Anduin Lothar, Chevalier errant de la Confrérie du Cheval et héros de guerre n'avait guidé vaillament leur exode.

Medvih et ses sortilèges n'étaient plus. Cependant, des centaines d'orcs continuaient chaque jour de pénétrer le territoire des hommes en empruntant la Porte. Blackhand mort, Orgrim ne tarda guère à s'emparer du contrôle du clan de Blackrock, le plus puissant des clans de la Horde. Gul'dan le tristement célèbre Sorcier et le chef du clan de Stormreaver laissèrent les autres se disputer sur les clans restants. On raconta qu'ils étaient occupés à appareiller un gigantesque vaisseau pour partir en quête du Tombeau de Sargeras. Rend et Maim, tous deux également redoutables et tous deux fils Blackhand bénéficient du soutien d'un bon nombre d'orcs, ils comptent bien contester au félon Doomhammer la domination de la Horde.
Malgré les luttes qui déchirent la Horde, il ne fait aucun doute que toutes les factions s'uniront derrière Doomhammer afin de pourchasser sans répit les renégats d'Azeroth, et ce quelle que soit la route que ceux-ci décideront d'emprunter...



L'Alliance de Lordaeron


Lorsque les réfugiés azerothiens atteignirent les rivages de Lordaeron, le Roi Terenas convoqua un conseil formé de représentants de chacun des sept Royaumes dont il était souverain. Le récit que fit lord Anduin Lothar des carnages et des destructions que les orcs avaient perpétrés sur le sol d'Azeroth persuada le souverain de Lordaeron qu'il était impératif de s'unir contre la menace représentée par la Horde. Après querelles animées et discussions houleuses, les seigneurs se rendirent à l'avis des sires Lothar et Terenas, acceptant d'unir leurs armées et de les placer sous le haut commandement de lord Lothar en personne. Les côtes de Lordaeron avaient déjà eu à pâtir d'assauts isolés des orcs, si bien que le Seigneur Lothar trouva un appui solide en son ami de longue date, l'Amiral Proudmoore, souverain du royaume côtier de Kul Tiras. Le vaillant Seigneur de Stromgarde, Thoras Trollbane se montra lui aussi prompt à soutenir Lothar, voyant là une promesse d'imminents et glorieux combats à mener. Ces nobles guerriers n'étaient cependant pas les seuls qui s'armaient pour guerroyer...
S'appuyant sur les Ecritures Saintes qui exhortent les fidèles à "revêtir l'armure du juste et combattre le mal", Alonsos Faol - grand prêtre de l'abbaye de Northshire Abbey avant que les orcs ne la détruise - appela le clergé de Lordaeron à armer prêtres et moines. De même que les gardiens sacrés brandirent leurs épées de lumière pour défendre les cieux, les serviteurs de dieu sur terre acceptèrent de combattre la vague des ténèbres qui allait s'abattre sur Lordaeron.
Les Nains d'Ironforge accoururent des passages souterrains de Khaz Modan, rapportant que les orcs avaient déjà entamé l'invasion de leur Royaume montagneux. Les Nains proposaient d'offrir à l'Alliance leurs armes et leurs ingénieuses inventions si les Humains acceptaient de repousser les orcs hors de leurs frontières.
Même les Elfes de la lune d'argent, de nature pourtant très réservée, sortirent de l'ombre de la forêt de Quel'thalas pour proposer leurs services à l'Alliance. Ils avaient appris grâce à leurs pouvoirs magiques étroitement liés aux forces telluriques que Lordaeron était l'une des nombreuses cibles de la macabre offensive que fomentait la Horde. Rancoeurs et haines injustifiées qui depuis la nuit des temps opposaient ces trois races furent mises de côté, une union nouvelle unissait ces peuples voisins. Cette union, qui allait faire leur force, fut célébrée aux quatre coins du Royaume de Lordaeron sous le nom de l'Alliance.

# Posté le lundi 01 octobre 2007 12:26

Modifié le mardi 02 octobre 2007 02:00

Le denouement de la Seconde Guerre

 Le denouement de la Seconde Guerre
Le denouement de la Seconde Guerre


Durant de longs mois, les troupes de l'Alliance s'efforcèrent de retrouver les orcs rebelles qui avaient battu retraite après la chute de la Porte des Ténèbres. Les clans de Blackrock, de Dragonmaw et de Black Tooth Grin furent capturés par l'Alliance, puis conduits dans des camps de réserve et des prisons bien gardées. Tandis que les chefs de l'Alliance réfléchissaient au sort qu'ils allaient leur réserver. Orgrim Doomhammer, le chef militaire de la Horde, fut arrêté et devint un prisonnier d'honneur placé sous la tutelle du roi Terenas de Lordaeron. Certains membres de l'Alliance exigèrent que les orcs fussent exterminés comme des chiens; d'autres, en revanche, optèrent pour une peine d'emprisonnement à vie.
Après avoir pesé les avantages manifestes d'un éventuel traité avec Doomhammer, le roi Terenas se mit à espérer avec ferveur que les orcs pussent conserver un esprit pacifique assez longtemps pour finalement renoncer à jamais à leur soif de conquêtes. Thoras Trollbane de Stromgarde et Genn Greymane de Gilneas étaient en franc désaccord avec la position de Terenas, considérant que les orcs représentaient une trop grande menace pour qu'on leur laissàt la vie sauve. Après plusieurs mois de débats et de frustrations, les deux chefs prirent la décision de retirer leur nation de l'Alliance. Seul Azeroth maintint son engagement dans l'Alliance. Mais avec le jeune et dynamique Varien Wrynn sur le trône d'Azeroth, la distance qui séparait les royaumes d'Azeroth et de Lordaeron était bien loin d'empêcher une véritable union sacrée.

Dans ce climat de dissensions qui détruisaient peu à peu l'Alliance, la Horde, qui bénéficiait autrefois d'effectifs impressionnants, ne devait plus compter que sur une poignée de soldats. Les clans de Twilight's Hammer et de Stormreaver furent décimés par leurs propres alliés au cours de combats fratricides, dont les origines remontent à la Guerre. Le clan de Burning Blade fut mis en déroute, puis finalement décimé par les troupes placées sous le commandement d'Uther Lightbringer pendant l'Ultime Bataille qui éclata à proximité de la Porte. Seul le clan de Bleeding Hollow n'a jamais été retrouvé à ce jour : son fourbe de chef, Kilrogg Deadeye, parvint en effet à se sortir des griffes de l'Alliance, laquelle fit pourtant tout ce qui était en son pouvoir pour lui mettre la main dessus. Les Elfes éclaireurs patrouillent depuis ce jour dans la région de Black Morass, à la recherche des rebelles de Bleeding Hollow.

...Suspendue au dessus de Black Morass, une brèche, semblable à un oeil désincarné, paraissait surveiller les ruines de la Porte des Ténèbres. Il ne restait quasiment plus rien de cette porte que Medhiv, le sorcier fou, jadis érigea. Ces lieux constituaient autrefois le passage de Draenor - le monde coloré de noir et de rouge depuis lequel les orcs passaient vers Azeroth. Kirin Tor de Dalaran parcourut les terres à la recherche des ruines de ce site et fit construire la Citadelle de Nethergarde; il s'y installa et servit comme garde. au cas où la brèche s'ouvrirait à nouveau.

Un soir d'été de l'année 606. un étrange voile obscure s'abattit sur Black Morass. Les mages de Nethergarde essayèrent d'explorer cette obscurité en vain. Ils purent néanmoins ressentir que la brèche s'élargissait peu à peu. Puis. comme dans un rêve, ils crurent entendre le vacarme d'une armée qui avançait. Des centaines d'hommes, le bruit des armures et le tintement des épées qui traversaient la Porte en ruine. puis soudain plus rien. Le silence. Et puis les cris perçants et les grondements de plusieurs Dragons perturbèrent alors la tranquillité du ciel, avant de s'évanouir dans les Ténèbres.

Des chuchotements, à peine audibles à cause du claquement des armures métalliques, semblaient faire écho et répétaient les mêmes mots: "Nous reviendrons..."

Lorsque le voile obscur se leva enfin, on pouvait à nouveau voir la Porte des Ténèbres. Elle illuminait les ruines comme elle l'avait toujours fait, mais sa lumière, presque inquiétante, semblait se jouer des ombres. Après une observation plus poussée des traces laissées dans la boue piétinée, seul témoin du passage du clan de Bleeding Hollow d'Azeroth, ce qui fut de prime abord une illusion s'avéra être la réalité.

Le clan de Bleeding Hollow traversa Draenor de part en part et rejoint les anciens clans, qui n'avaient jamais admiré les grandes étendues d'Azeroth. Pour la plupart, les guerriers de Bleeding Hollow étaient des héros courageux; les Orcs avaient en effet vécu sur des terres ayant appartenu à des humains pendant plus de trente années. Kilrogg rencontra le Doyen et Chaman Ner'zuhl, qui exerçait désormais son autorité sur les derniers clans de Draenor. Le Chaman ordonna que les derniers arrivés, c'est-à-dire les Chevaliers de la mort, les Trolls et les Dragons, servissent tous les clans. Par ailleurs, Ner'zhul informa Kilrogg qu'il avait l'intention de mettre la main sur un certain nombre d'artefacts disséminés dans le royaume d'Azeroth, afin d'ouvrir des brèches qui les mèneraient à d'autres mondes. Son objectif: conduire les Hordes d'Orcs sur le chemin de la victoire, au-delà de la Porte des Ténèbres...

# Posté le lundi 01 octobre 2007 12:36

Modifié le lundi 01 octobre 2007 13:28